Attir? par la beaut?
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J'ai pris sa main tendue et je l'ai serree. Il a serre les dents. Alors que l'entite s'exclamait et commencait a devorer son energie avec une vigueur redoublee, je suis "entre" dans son centre d'information. Pensant que c'etait possible, j'ai ete horrifie par ce que j'ai vu. J'ai lache sa main. Ma main, tachee de son sang, tremblait. Michael n'avait pas l'air bien, j'ai decide de ne pas aggraver la situation avec cette revelation. En courant vers la trousse de secours, j'ai essaye de reprendre conscience. Puis j'ai injecte une piqure dans la cuisse de Michael a travers son jean et j'ai commence a le panser.
– Je n'entends plus la voix. Elle est partie ? – Il rompt le silence.
– Non. La creature se nourrit de votre douleur et tant qu'elle est occupee, elle ne s'engage pas dans la compulsion. Nous avons de la chance que vous et votre soeur l'ayez. L'entite rendait souvent visite a votre soeur et se nourrissait de ses peurs. A travers elle, j'ai vu votre soeur dans une courte robe noire sans bretelles.
– Elle a disparu dans cette robe.
– Elle est vivante. Nous pouvons la retrouver. Allons-y avant que vous ne vous evanouissiez. En plus des analgesiques, j'ai du vous donner des somniferes. Tant que vous etes dans les vapes, l'entite ne peut pas nous faire de mal. Je m'attendais a de l'indignation, mais il s'est contente de sourire de maniere comprehensive :
– Alors, tu conduis ma voiture. Tu sais conduire ?
Comme un ange en chair et en os.
– Oui. J'ai pris mon sac a main et j'y ai mis mon arme. – Je n'ai plus envie de parler.
Je l'ai suivi en reflechissant a ce que j'avais vu. Je n'ai trouve aucune information sur celui qui m'avait donne l'ordre.
Chapitre 2 : Le printemps du sauveur
Une heure et demie plus tard, je me suis arrete a la source sacree. Michael dormait mal et avait delire pendant tout le trajet. Je le secouai doucement par l'epaule.
– Mutile et tue, detruis la Terre ! – dit-il sans se reveiller. Je fremis. Revait-il mon cauchemar ? Je passe doucement ma main sur sa joue, puis je touche son front. Sa temperature est normale. C'est bien.
– Michael, reveille-toi ! – Je commence a le secouer plus vigoureusement.
Il ouvre les yeux :
– Lina.
– Tu parlais dans ton sommeil, tu te souviens des mots ? – Je n'ai pas pu m'empecher de demander.
– Je n'ai pas pu m'empecher de demander : Non.
– De quoi as-tu reve ?
– D'une guerre.
– D'une guerre ?
– J'ai beaucoup reve ces derniers mois. Ce n'est pas un hasard. Je suis scientifique au Bureau du changement climatique. Il est clair depuis longtemps qu'il y a une bataille pour les ressources. Conflit, lutte, violence.
Mais j'ai acces a des informations speciales. Michael a baisse la voix. – Dans un an et demi, la guerre s'abattra sur la Cote.
Surpris :
– J'ai choisi cette ville pour une raison. C'est ici que l'on trouve la meilleure qualite de vie, un endroit ou les gens profitent de la vie. Loin des crises migratoires, des penuries alimentaires et du terrorisme. Et dans cette abondance fertile… ? Vous vous moquez de moi ?
– La cote, c'est une chose pour laquelle on n'epargnera pas le sang, surtout si c'est celui d'un etranger. As-tu deja vu une guerre pour quelque chose que personne ne veut pour rien ?
Je me suis souvenu de mon reve. C'est ce qu'il signifiait :
– Tu as raison, Michael.
– Lina, promets-moi de n'en parler a personne. Sinon, je pourrais aller en prison pour avoir divulgue des informations confidentielles.
– Je te le promets. Mais toi, Michael, promets-moi de ne parler de moi a personne. Sinon", j'ai arrete de parler pendant une seconde. – Ou je serai brule sur le bucher.
– Bien sur que tu le seras.
– Maintenant, enleve tes chaussures. Tu as besoin d'un bain. Ca te debarrassera de ton essence pendant un moment.
Il a enleve ses baskets. Nous sommes sortis de la voiture et avons marche jusqu'a la source.
Je ne voulais pas voir cette chose. Elle hurlait et crachait des maledictions. Alors, quand Michael s'est trouve au bord, je l'ai pousse doucement, sans prevenir. Des qu'il s'est immerge, l'entite a disparu.
Il s'est croise et a baisse la tete trois fois. Puis il a crie :
– Lina, regarde ca ! – Il a commence a bander sa main blessee.
Je me suis eloignee de lui :
– Et ne me jette pas a l'eau !
Michael a plonge plusieurs fois, tandis que j'ai pris l'eau benite qui coulait du tuyau dans ma main et que j'ai bu goulument. Je me suis ensuite lave le visage et je suis alle a la voiture. Mon estomac grondait, me rappelant que je n'avais pas mange depuis ce matin.
– Je t'ai donne faim. Allons chercher quelque chose a manger", suivit Michael, en essorant son T-shirt au fur et a mesure qu'il marchait.
Je me disais, en appreciant son torse muscle :
– Non, il faut aller a la tour de television, de la je peux voir la maison ou ils detiennent ta soeur.
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