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ЖАНРЫ

Сочинения. Том 2

Тарле Евгений Викторович

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D'ecr'etez le prompt d'esarmement et la mise en arrestation dans toutes les villes de la r'epublique des hommes suspects et que les hommes connus par leur incivisme et par leur conduite contre r'evolutionnaire soyent livr'es au glaive vengeur des loix, mett'ez un terme `a cette nu'ee de conspiratiou sans cesse renaissante `a ces d'efaites concert'ees en licentiant de nos arm'ees tous les hommes connus par leur incivisme et par leur conduite contre-r'evolutionnaire soyent livr'es au glaive vengeur des loix, et tout les ci-devant Nobles qui de concert avec nos ennemis leur livrent nos soldats sans deffense.

C’est dans les sections de la R'epublique que les contre r'evolutionnaires, que les partisans de la royaut'e trouvent un point de ralliement; d'ecr'et'ez que tant que la patrie sera en danger, il n’y aura d’admis `a vote? dans les sections que les Citoyens qui seront connus pour avoir constamment profess'e des principes purs depuis 1789, que les Comit'es r'evolutionnaires des Sections soyent charg'es de d'ecider quels sont les Citoyens purs qui auront droit de voter.

Le tribunal r'evolutionnaire de Paris `a la confiance du peuple prolong'e son existence telle qu’elle est de trois mois et que les patriotes soyent autoris'es `a lui adjoindre deux sections investies des m^emes pouvoir et form'ees des m^emes 'el'emens.

L'egislateurs, occupez-vous s'erieusement des Citoyens malheureux `a qui les blessures, la vieillesse ou les infirmit'es interdisent les travaux p'enibles, ouvr'ez enfin pour eux des atteliers que leur assurent un travail accomod'e `a leur foiblesse et dont le produit soit moins fix'e sur la valeur r'eelle de ce qu’ils auront fait que sur les besoins qu’ils 'eprouvent.

Mettez promptement `a ex'ecution votre decr'et portant l’emprunt forc'e d’un milliard sur les riches.

H^atez vous d’accorder aux 'epouses, aux m`eres, aux enfans des deffenseurs de la patrie la juste indemnit'e qui leur est due par la Nation et que cette dette la plus sacr'ee de toutes soit incessament acquitt'ee.

L'egislateurs, 'epur'ez le comit'e de salut public, 'epurez le conseil ex'ecutif, chass'ez du tr^one des affaires, les Lebrun les Clavi`ere et cette horde d’agens subalternes dont l’incivisme est connu qu’ils soyent remplac'es sur le champ par des patriotes purs et intelligents. Chass'ez surtout, chass'ez cet inf^ame directoire de portes qui est ouvertement coalis'e avec nos ennemis.

[*21] Prenez des mesures promptes pour emp^echer les patriotes de s’assembler de tomber sous le fer liberticide des contre r'evolutionnaires qui dans ce moment pr'evient sur eux le despotisme le plus affreux celle plus barbare (sic) et les 'egorge impitoyablement.

*21

Начиная с этого места, рукопись становится особенно неразборчива (явные пропуски, брошенные на полуслове фразы и т. д.).

L'egislateurs, voila les mesures que nous vous proposons nous demandons que vous mettiez aux voix par appel nominal leur conversion en d'ecret.

XI

Нац. apx.

F7 36882.

Feuille des rapports et d'eclarations faits au bureau de surveillance.

du 25. Juin 1892, l’an 2e de la R'epublique.

Nota: Cette feuille a 'et'e suspendue pendant quelques jour `a cause de l’extr^eme st'erilit'e des Rapports, mais on est maintenant en 'etat de lui rendre toutte son activit'e, et l’int'er^et dont elle est susceptible.

Plus on murmure contre la cheret'e des denr'ees, plus elles augmentent, les Marchands paroissent se plaire `a annoncer qu’on payera tout encore plus cher, en sorte que cette esp`ece d’aristocratie Mercantille fait infiniment de mal, aigrit les esprits, et porte les Malheureux `a maudire la R'evolution. On d'esireroit un exemple L'egal contre le premier Marchand qui seroit convaincu d’avoir annonc'e une augmentation prochaine des denr'ees qui ne sont d'ej`a que trop ch`eres, et au dessus des moyens de la majeure partie des vrais Sans-Culottes qui ont fait la r'evolution.

On continue de se plaindre des trouppes cazern'ees dans les environs de Paris, et en partie de la Compagnie des Chasseurs du Midi. On voit avec beaucoup de peine l’insouciance soit des Ministres, soit du Conseil executif, sur les diff'erentes, d'enonciations qui leur sont faites; et on cite un trait entr’autres qui doit donner une id'ee affreuse de la mani`ere dont sont compos'ees ces trouppes.

Douze Brigands habill'es en fardes nationnaux se sont port'es au plus fort Moulin de Gon`ese, ont fait ouvrir au nom sacr'e de la Loi, ont attach'e le Meunier, sa femme et son Enfant, leur ont bouch'e les yeux, et ont enfonc'es une armoire dans laquelle ils ont pris 7, 000 1. et assignais, 8 Couverts, une Ecuelle et 3 timballes d’argent. Si ce vol restoit impuni, ces sc'el'erats renouvelleroient leur Brigandages, et les propri'et'es se trouveroient violl'ees par ceux l`a m^emes qui sont pay'es pour veiller `a leur Conservation.

On est sans Crainte sur les Ennemis ext'erieurs et on commence `a esp'erer le succ`es de nos troupes de l’int'erieur; mais ces diff'erentes circonstances ne font qu’irriter davantage les malveillants qui agitent le Peuple de mille mani`eres. On dit que les gros Marchands, qui craignent le pillage font sortir impun'ement leurs marchandises de Paris; ce qui en diminuant la quantit'e en augmente le Prix. On jette l’alarme en annoncant que les passages de l’approvisionnement de Paris sont intercept'es par les Rebelles. On va jusqu’`a persuader qu’il n’y a pas de farines pour un mois, par tout ces bruits qu’enfante l’aristocratie, on fatigue le Peuple que l’on regrette de voir aussi calme.

L’ach`evement de la Constitution, et la f^ete `a laquelle cette circonstance `a donn'e lieu, `a encore une fois d'econcert'e les Royalistes, f'ed'eralistes, mod'er'es et autres animaux de cette esp`ece.

L’opinion publique y a infiniment gagn'e et l’espoir d’avoir bient^ot des loix sages `a ex'ecuter accablent ceux qui crient `a l’anarchie.

Les marchands d’argent sont plus impudents que jamais `a la Bourse, o`u est le rassemblement consid'erable; on d'esireroit voir fondre sur eux en force, et on se persuade qu’on n’y trouverait pas un bon sujet.

Les Louis se payent 100 l.

XII

Нац. арх.

(1792 г.)

С. 153, plaquette 277, pi`ece № 412.

S'eance du 11 juillet au soir.

Envoy'ee `a la commission Extraordinaire des Douze.

P'etition des ouvriers.

Messieurs de l’assembl'ee Nationale L'esgislateurs.

Nous venons en d'eputation au nom de nos camarades, composant, quarante mille hommes tous travaillants dans les B^atiments; nous venons d'eposer dans votre sein l’affliction que nous 'eprouvons, de voir que M. Pe-tion, et le Procureur de la commune, sont toujours suspendus de leurs fonctions. Depuis le malheureux jour ou le D'epartement s’est permis de l’interdir, tous les ^ames honn^etes en ont gemi; chaque jour amenoit l’espoir de le voir r'ehabilit'e, et tous les jours les esp'erances ont 'et'e vaines.

C’est dans cette enceinte, L'egislateurs, lors de l’assembl'ee constituante, qu’il s’est montr'e digne repr'esentant de la nation: La Patrie toujours ch`ere a son coeur a v^u en lui un homme incorruptible, aussi le Peuple, dont il a toute la confiance, est-il comme an'eanti de ne plus le voir en place, et lui ravir ce magistrat rare, par ses vertus, c’est le priver de ses plus douces consolations.

Quoi! seroit-ce un crime de n’avoir point publi'e une loi qui devoit couvrir de deuil cette capitale qui l’eut ensanglant'ee? et dans le moment ou nous sommes que de victimes g'emiroient encore! La Vengeance m^eme ne seroit point assouvie, au lieu que tous les citoyens se voyent toujours avec plaisir, comme dans une famille bien unie, et dans leurs moments de loisir se rassemblent en silence, se consolent entre eux, et chacun retourne satisfait dans ses foyers: Il a 'epargn'e des malheurs 'etonnants et nous le b'enissons.

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