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ЖАНРЫ

Том 10. Былое и думы. Часть 5
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Ты ее, может, будешь иметь. Но к тебе ее никто не будет иметь – что же любовь отца в сравнении с материнской болью любви.

<Русские тени>*

[больше новому поколению – я говорил подробно. Сделаю опыт рассказать что-нибудь о Сазонове. Он и Энгельсон – снесли в могилу огромные таланты и большие упреки. Оба ничего не сделали – но на них ли лежит вся ответственность?

Не думаю.

Искандер

10 Октяб. 1865.

Женева

La Boissi`ere.]

Авторские предисловия и переводы

<Предисловие к публикации глав из пятой части в «Kolokol»>*

Il у a une dizaine d'ann'ees que sous un titre qui n'est pas celui que l'auteur lui a donn'e: Le monde russe et la R'evolution, M. Delaveau a publi'e une tr`es bonne traduction du russe des premiers volumes de mes Souvenirs et pens'ees. Cet ouvrage, compl`etement 'epuis'e maintenant, a eu quelque succ`es. Des amis que j'estime et au go^ut desquels j'ai une grande confiance, m'ont exprim'e plusieurs fois le d'esir de voir la traduction des volumes suivants. Je voulais faire l''edition de tout l'ouvrage… Je n'avais pas de traducteur sous la main, et le temps passait.

Sur de nouvelles instances et pour tout arranger, j'ai promis de donner cette automne, dans quelques feuilletons du Kolokol, des fragments du IVe volume, dont la traduction a 'et'e faite par mon fils et revue par moi.

Ces fragments n'ont d'autre droit d'hospitalit'e dans le journal que celui que leur donne le d'esir de mes amis. Pourtant quelques sc`enes des temps orageux (1848–1852) du monde europ'een, d'ecrites par un Russe, et quelques profils de r'efugi'es «peints par eux-m^emes et dessin'es par un autre», – peuvent avoir un int'er^et sui generis pour les lecteurs qui ne connaissent pas la langue russe.

21 ao^ut 1868.

Hc^ateau de Prangins, pr`es Nyon.

ПЕРЕВОД

Лет десять тому назад г. Делаво опубликовал очень хороший перевод с русского первых томов моего «Былое и думы», не тем заглавием, которое было дано автором, – «Русский мир и революция». Это сочинение, теперь уже полностью распроданное, имело некоторый успех. Друзья, которых и уважаю и ко вкусу которых питаю большое доверие, неоднократно высказывали мне желание видеть перевод следующих томов. Мне хотелось издать все сочинение целиком… Под рукой у меня не было переводчика, а время шло…

Вследствие новых настойчивых просьб и чтобы все привести в порядок, я обещал опубликовать нынешней осенью в нескольких фельетонах «Kolokol» отрывки из IV тома, перевод которых был выполнен моим сыном и просмотрен мною самим.

Эти отрывки имеют право на гостеприимство в нашей газете только вследствие желания моих друзей. Однако некоторые сценки из бурных времен (1848–1852) европейского мира, описанные русским, и несколько профилей изгнанников, «изображенных ими самими и нарисованных другим», могут иметь интерес sui generis [419] для читателей, не знающих русского языка.

419

своеобразный (лат.). – Ред.

21 августа 1868 г.

Замок Пранжен, близ Ниона.

<Глава XXXVII>*

La lettre n'arrivait pas, et cela le tourmentait beaucoup, il m'en parla souvent. Un jour, pendant notre d^iner en pr'esence de deux-trois personnes nous v^imes entrer le facteur dans l'antichambre – il m'apportait un journal. Orsini lui fit demander s'il n'y avait pas de lettre pour lui – on lui apporta une; il jeta un coup d'oeil rapide et indiff'erent sur le contenu, hocha la t^ete – et continua la conversation. Lorsque nous rest^ames seuls, Orsini me prit la main. «Ah, – dit-il, – je respire enfin, j'ai recu la r'eponse… tout va bien!» Moi, qui savait quel prix il attachait `a la lettre… j'ai 'et'e tromp'e par son apparence. Un tel homme 'etait n'e pour ^etre conspirateur – aussi le fut-il toute sa vie.

…Et que fit-il avec son 'energie?

Et que fit Garibaldi avec son courage, Mazzini avec sa persistance, Pianori avec son revolver, Pisacane avec son drapeau… et les autres martyrs dont le sang n'est pas encore effac'e.' Qu'ont-ils fait?

«Divina Commedia» – ou plut^ot «Commedia» tout simplement dans le sens employ'e par le pape Ghiaramonti dans son entrevue avec l'autre Napol'eon `a Fontainebleau…

Passons maintenant encore une fois `a notre brave B"urger Struve – dictateur-proph`ete, Cromwell et Jean de Leyde du Grand Duch'e de Bade – et ses coll`egues.

Mais avant d'en parler je d'esire ajouter encore quelques consid'erations g'en'erales sur les Umw"alzunge M"anner allemands [420] .

Il faut admettre en th`ese g'en'erale que les Allemands r'efugi'es 'etaient scientifiquement mieux d'evelopp'es – que les r'efugi'es des autres peuples – mais cela ne leur profitait pas beaucoup.

Leur langue sentait l’«aulx» acad'emique et les premi`eres trag'edies de Schiller, ils avaient une gaucherie remarquable dans tout ce qui 'etait pratique et un patriotisme irritable, tr`es chauvin `a sa mani`ere et navigant sous le drapeau du cosmopolitisme.

420

Пропуск в рукописи. – Ред.

Apr`es les soul`evements des paysans et la guerre de trente ans – les Allemands ne peuvent se remettre – et le sentent [421] . Napol'eon a fait tout son possible pour les r'eveiller – cela n'a pas r'eussi – il n'avait pas eu encore le temps de traverser l'Oc'ean, que les vieux magn'etiseurs – les rois, les professeurs, les th'eologues, les id'ealistes et les po`etes endormaient d'ej`a toute l'Allemagne.

Les Allemands 'etudient tr`es <…> [422] les classes, ils ont toujours des «<…> [423] comme la vie est courte et la science <est lon> gue [424] ; – ils meurent avant de terminer leurs 'etudes. La vie r'eelle de l'Allemand est dans la th'eorie, la vie pratique n'est qu'un attribut, une reliure pour tenir les feuilles – et c'est l`a qu'il faut chercher la cause de ce que les Allemands les plus radicaux dans leurs 'ecrits – restent tr`es souvent «philistins» dans leur vie priv'ee. A force de s'affranchir d'e tout – ils s'affranchissent des cons'equences pratiques de l'application de leurs doctrines. L'esprit germanique saisit dans les r'evolutions – comme dans tou – l'id'ee g'en'erale et cela dans son sens absolu – sans jamais aller `a la r'ealisation.

421

Ecrit en 1855 – 56.

422

Угол листа оторван. – Ред.

423

Угол листа оторван. – Ред.

424

Угол листа оторван. – Ред.

Les Anglais, les Francais ont des pr'ejug'es que l'Allemand a rarement – et ils sont de bonne foi cons'equents et simples. S'ils se soumettent `a des vieilleries qui ont perdu le sens commun – c'est qu'ils les reconnaissent comme vraies et immuables. L'Allemand ne reconna^it rien, except'e la raison – et se soumet `a tout – c'est `a dire il se sert selon les circonstances des pr'ejug'es vulgaires.

Il est tr`es habitu'e `a un petit comfort, «an Wohlbehagen» – et lorsqu'il passe de son cabinet d''etude dans son salon, dans le Prunkzimmer ou dans la chambre `a coucher, il sacrifie sa libre pens'ee – `a l'ordre et `a la cuisine. L'Allemand au fond est tr`es sybarite, on ne le remarque pas parce que ses moyens modiques et sa vie sans bruit ne font pas d'effet – mais un Esquimau qui sacrifierait tout pour avoir de l'huile de morue `a volont'e est aussi 'epicurien que Lucullus. De plus, l'Allemand lymphatique s'appesantit vite et prend mille racines dans un genre de vie donn'ee. Tout ce qui peut alt'erer ses coutumes – l'effarouche et le met hors de lui.

Les r'efugi'es allemands 'etaient de grands cosmopolites – «den Standpunkt der Nationalit"at haben sie "uberwunden». Ils sont pr^ets `a accepter la r'epublique universelle, `a effacer les fronti`eres entre les Etats – pourvu que Trieste et Dantzig restent `a l'Allemagne unie. Les 'etudiants de Vienne ont form'e une l'egion – lors de l'invasion de la Lombardie par Radetzki – conduits par un brave professeur, ils prirent un canon – et le donn`erent en souvenir `a la bonne ville d'Innsbruck.

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