ЖАНРЫ

ТОМ 24 — ПРОИЗВЕДЕНИЯ 1880—1884

Толстой Лев Николаевич

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Le peuple lui dit: alors tu es poss'ed'e du d'emon. J. VII, 20.

(Et les orthodoxes lui dirent: «Tu rends t'emoignage de toi m^eme, ton t'emoignage n'est pas v'eritable». [J.] VIII, 13.

Et J'esus dit: Il est 'ecrit dans votre loi que le t'emoignage de deux hommes est digne de foi. Eh bien, c'est moi qui rend t'emoignage de moi et le P'ere qui a donn'e la vie `a tous les hommes me rend t'emoignage dans la conscience de tous les hommes. J. VIII, 17, 18.

Alors ils lui dirent: «Toi, qui es — tu?» Et J['esus] dit: je suis ce que je vous dis, ce que je v[ou]s enseigne. — [J. VIII, 25,] 26.

Lorsque v[ou]s aurez 'elev'e la conscience de l'homme vous connaоtrez ce que je suis vous saurez que je ne fais et ne dis que ce qui est la volont'e du P'ere. [J. VIII,] 28.

Je ne suis pas seul puisque je fais la volont'e du P'ere de tous. 29.

Si vous accomplissez ma doctrine, vous serez avec moi f J. VIII,} 31) et v[ou]s connaоtrez la v'erit'e. Et la v'erit'e v[ou]s rendra libres. Vous ne l'^etes pas, car v[ou]s ^etes esclaves du mensonge, ce n'est que la conscience de sa d'ependance du P'ere qui peut vous affranchir. [J. VIII, 32–34.]

Et les juifs dirent: «N'avons nous pas raison de dire que c'est un Samaritain et qu'il est poss'ed'e du d'emon?» J. VIII, 48.

Et J['esus] dit: Je ne suis pas poss'ed'e du d'emon et je ne veux faire de mal et tuer personne, mai[s] vous vous appelez enfants d'Abraham et (cependant v[ou]s) ^etes (esclaves du mensonge). Vous voulez me faire mourir, moi qui ne v[ou]s ai dit que la v'erit'e. J. VIII, 39, 40, 49.

Vous le faites parce que v[ou]s ne connaissez [pas] le P'ere v'eritable de tous les homme[s], vous servez votre p'ere `a vous, qui est le mensonge — le d'emon. [J. VIII, 44.]

Alors J['esus] dit: Le mensonge ne donne pas la vie, il n'est que la v'erit'e qui la donne. Je v[ou]s le dis: celui qui croit `a ma doctrine, `a l'esprit du P'ere qu'il poss'ede en lui, aura la vie v'eritable. J. V, 24.

Et le tem[p]s est venu pour ceux qui ne connaissai[en]t pas le vrai et 'etaient comme des morts; [ils] entendront la voix du fils de Dieu qui est l'esprit de Dieu et que, l'ayant entendue, ils vivront de la vie v'eritable. [J. V,] 25.

Sondez les 'ecritures, qui v[ou]s parle[nt] de la vie, elles ne disent que cela. [J. V,] 39. Vous ne me croyez pas parce que vous croyez `a la tradition, `a ce que vous vous dites entre vous et vous ne cherchez pas `a entendre ce que v[ou]s dit `a tous votre P'ere — l'Esprit [J. V,] 44. Mais le P'ere ne cesse jamais de parler `a vos consciences. [J.] V, 17. En v'erit'e je v[ou]s dis que le fils — l'esprit de Dieu dans l'homme — ne peut rien faire de lui — m^eme et peut tout lorsqu'il fait ce que veut son P'ere. [J. V,] 19, 20.

Le P'ere ne condamne pas les hommes `a la mort mais il leur donne la possibilit'e d''eviter la mort et d'avoir la vie [J.V, 21,] 22.

Car comme le P'ere a la vie en lui — m^eme, il a donn'e aussi au fils, `a l'esprit de l'homme, la vie en lui — m^eme. [J. V,] 26.

Et il lui a donn'e la facult'e de choisir entre la vie et la mort et de ressu[s]citer des morts. [J. V,] 27, 28.

(Dans cette vie un homme peut ^etre mort et revenir `a la vie rien qu'en cessant de croire au[x] choses du dehors pour conserver sa vie et en suivant la volont'e du P'ere.)

L'homme qui cherche sa vie dans les choses du dehors et mat'erielles est un homme qui n'a pas la vie. Le m^eme homme, d'es qu'il connaоt la source de la vie qui est l'esprit de son P'ere qu'il a en lui, revient `a la vie et ressu[s]cite des morts. Celui qui veut conserver sa vie la perd. Matt. XVI, 25.

Et en parlant ainsi [2 нераcобр.] J['esus] s'approcha de la porte des br'ebis o`u il y avait un r'eservoir d'eau miraculeuse. Les gens s'imaginaient que lorsque l'eau se mettait en mouvement c''etait un ange qui descendait du ciel et que celui qui se baignerait le premier apr'es le mouvement de l'eau serait gu'eri de tous ses maux. Et J['esus] apercut un homme qui 'etait couch'e pr'es du r'eservoir et qui y venait depuis 38 ans et ne pouvait attraper le moment propice pour descendre dans le r'eservoir. Alors J['esus] le montra aux Juifs et leur dit: Voilа l'exemple d'un mort qui est dans la vie et qui peut ressu[s]citer par l'esprit. Voyez, cet homme a la force de venir ici depuis 38 ans, il a la force de descendre vers le r'eservoir, mais il est comme un mort: il n' a pas la vie m^eme dans le sens ordinaire. Il perd sa vie parce qu'il est dans le mensonge et attend son salut du dehors et ne connaоt pas la v'erit'e de la force de l'esprit qui est en lui. S'il en a conscience il sera ressu[s]cit'e et il vivra. Et alors J['esus] dit au malade: Ne crois pas au[x] miracles de la gu'erison qui te viendra du dehors. Ne te tromp[e] plus, l'eve — toi et emploie les forces que tu as `a vivre mais pas `a conserver ta vie. Et le malade crut `a J['esus], se leva et se sentit revivre. C'est ainsi que doivent ressusciter tous ceux qui croient que la vie d'epend des choses du dehors et ne connaissent la v'eritable source de la vie qui est l'esprit de l'homme et soumis `a la volont'e du P'ere. [J. V, 2—14.] Et J['esus] dit: La mani'ere dont les hommes disposent de la facult'e de vivre qui leur est accord'e[e] par leur P'ere e[s]t pareille `a ceci:

Un propri'etaire donne `a ses serviteurs une partie de son tr'esor avec la condition que chacun d'eux travaille pour augmenter le tr'esor. Le propri'etaire ne dirige pas ses serviteurs, mais les laisse faire chacun comme il l'entend. Les uns ob'eissent au maоtre et tra[vaillent] et augmentent le tr'esor, les autres l'enfouissent en terre sous pr'etexte de ne pas vouloir le perdre. Le Maоtre fait rendre compte aux serviteurs de ce qu'ils ont fait et il dit `a ceux qui ont augment'e le tr'esor: Tu as fait ce que je voulais, participe `a tout ce que je poss'ede; mais `a celui qui a enfoui le tr'esor et ne l'a point augment'e, il dit: «Tu n[e] l'appr'eciais pas, rends le donc `a celui qui l'ap[p]r'ecie et disparais. Je n'ai pas besoin de toi. Le tr'esor pr'ecieux du maоtre c'est le tr'esor de la vie — l'espr[it] 'emanant du P'ere. Quiconque rem[p]lit la volont'e du P'ere se r'eunit au P'ere de la vie, celui qui remplit sa volont'e personnelle, contraire `a la volont'e de Dieu, e[s]t d'epouill'e m^eme de la part de l'esprit qu'il poss'edait. Luc. XIX, 11–27.

Chapitre VII (DONNE NOUS LA NOURRITURE ESSENTIELLE DE LA VIE)

La vie n'est pas soutenu par la mati'ere; mais par l'accomplissement de la volont'e de Dieu.

(Et J['esus] dit: celui qui voudra conserver sa vie mat'erielle perdra la vie v'eritable et celui qui sacrifiera sa vie person[n]elle `a la vie v'eritable conservera la vie. Matt. XVI, 25.)

Les soucis de la vie mat'eri[e]lle sont inutiles, la vie et la mort temporelles ne d'ependent pas de nous.

Le p'ere donne la vie `a tout.

Ne pensez donc pas `a votre nourriture. Votre P'ere v[ou]s donnera ce dont vous avez besoin. Luc. XII, 22–31.Vendez ce que vous poss'edez et donnez — le aux autres. Ne gardez rien pour v[ou]s et n'ayez pas peur de p'erir. Le p'ere v[ou]s donnera ce dont v[ou]s avez besoin. [Luc. XII,] 32. Un p'ere donne toujours `a ses enfan[t]s quand il[s] lui demandent ce dont ils ont besoin. Les hommes qui sont souvent m'echants donnent `a ceux qui demandent in — stam[m]ent. Comment pouvez v[ou]s douter de ce que votre p'ere, qui est bon, v[ou]s priverait de la nourriture qui v[ou]s est indispensable. Ne craignez rien, soyez s^ur que v[ou]s ne manquerez de rien. — Matt. VII, 9–11. L[uc.] XI, 11–13. Luc. XI, 5–8. Luc. XVIII, 5–8.

Voyez les animaux et les plantes. Le P'ere donne la vie `a tous sans qu'il[s]s'en soucient. Luc. XII, 22–31.

L'homme qui emploie sa vie `a conserver sa vie se prive de l'existence; l'homme qui abandonne sa vie `a la volont'e de Dieu ressuscite `a la vraie vie. [Luc. IX, 24.]

Voilа pour l'homme seul. Les hommes, r'eunis ensemble, sont sujet `a la m^eme loi. S'ils veulent conserver leur vie par la propri'et'e, ils la perdent. Et s'ils cessent de la conserver ils y gagnent. Et pour montrer aux hommes que le soutien de leur vie ne d'epend pas de ce que chacun a pr'epar'e et gard'e pour soi, mais d'epend de l'amour des hommes entre eux, J['esus] profita de l'occasion `a laquelle des mil[l]iers d'hommes, 'etant venus de loin, 'etaient r'eunis autour de lui dans un endroit d'esert, — voyant que plusieurs d'entre eux avaient apport'e des provisions dans des corbeilles et sachant que ces gens lui ob'eiraient, J['esus] dit `a l'un de ses disciples: il faut donner de la nourriture `a tous ces hommes. Le disciple lui dit: «Comment le faire, nous n'avons que 5 pains et il faudrait une quantit'e de pain pour nourrir cette multitude». Mais J['esus] savait ce qu'il voulait faire. Il dit: que tout le monde s'asseye en rond, et il dit `a ses dis[c]iples. Commencez par donner aux autres le pain que v[ou]s avez et dites que chacun fasse la m^eme chose. Alors ceux qui avaient des provisions en propos'erent] `a ceux qui n'en avaient pas. Et tous se rassasi'erent et il resta 12 corbeilles de provisions. — Alors J['esus] dit: Vous voyez bien que v[ou]s avez 'et'e tous nourris pas par le pain mat'eriel mais par l'esprit — le pain qui vient du ciel. Ne v[ou]s souciez donc pas du pain qui pourrit mais de celui qui ne pourrit pas et qui fait vivre le monde. Voilа le pain qui fait vivre l'homme de la vraie vie en le faisant participer `a la vie de ses semblables. J. VI, 1—34.

L'homme pour vivre ne doit pas pr'eparer des nourritur[es] `a lui mais doit remplir la volont'e de P'ere qui a voulu la vie de tous. Si chaque homme fait le bien aux autres, les autres lui feront le bien et il aura tout ce qu'il lui faut. J. IV, 31–34.

Parce que la loi de l'homme n'est pas d'^etre servi par les autes, mais de servir les autres et de donner sa vie pour le bien des autres. Matt. XX, 28, Marc X, 45.

Notre chair et notre sang ne sont que les moyens de servir les autres. Nous devons les sacrifier pour le bien des autres et pour avoir le bien v'eritable. La nourriture de la vie n'est pas la nourriture qui nourrit le corps, mais le corps m^eme e[s]t la nourriture de la vie de l'esprit. Il doit ^etre consomm'e comme la cire d'un cierge pour qu'il y ait la lumi'ere de l'esprit qui est la vie v'eritable. J. VI, 48–71.

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