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ЖАНРЫ

Том 11. Былое и думы. Часть 6-8
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A la longue il se serait de la m^eme mani`ere cass'e le cou – en se heurtant `a l'autre seuil, il serait rest'e seul et conspu'e – aussi au del`a de l’autre valve de la coquille.

La foule ne s’acharna pas d`es le commencement contre lui – pour son h'er'esie juridique de l’irresponsabilit'e parce que l’Etat et le tribunal ne sont pas populaires comme l’'eglise. Mais pour le code criminel, se seraient lev'es `a la longue des gens autrement ferr'es que quelques th'eofous de quakers ou des rh'eteurs pi'etistes.

Un homme qui s’estime n’ira pas s'erieusement discuter des v'erit'es de cat'echisme, sachant bien qu’elles ne peuvent supporter la moindre critique. Qui donc entreprendra la justification raisonn'ee de l’immacul'ee conception ou de l’identit'e des recherches g'eologiques de Mo"ise et de Murchison.

Bien loin de l`a – l''eglise la"ique – du droit – a une base autrement puissante. Leurs dogmes de foi sont accept'es – comme des v'erit'es prouv'ees, absolues, comme des axiomes irr'ecusables.

Les hommes qui ont eu l’audace de renverser les autels – n’os`erent jamais toucher le tribunal. Anacharsis Cloots et ses amis qui os`erent appeler `a haute voix Dieu par son nom – Raison,n’'etaient pas moins convaincus de la toute-puissance du «Salus populi» et des autres commandements criminels et civils que ne l’'etaient les pr^etres du moyen ^age dans la v'erit'e du droit canonique et dans la justice de br^uler les sorciers.

Nagu`ere encore un des hommes les plus puissants de notre si`ecle, un des penseurs les plus courageux – pour porter le coup de gr^ace `a l’'eglise – la s'ecularisa – et en fit un tribunal. – Arrachant l’Isaac qu’on allait immoler `a Dieu des mains d’un pr^etre, <il> le livra au tribunal et le sacrifia `a la justice humaine.

La dispute s'ecularie – sur le libre arbitre et la pr'edestination – n’est pas termin'ee. Owen n’'etait ni le premier, ni le seul de nos temps `a en douter de la responsabilit'e de l’homme. Vous trouverez ce doute chez Bentham et chez les fouri'eristes, chez Kant et chez Schopenhauer, chez les m'edecins et les physiologues – et ce qui est plus fort que tout cela – vous trouverez plus que du scepticisme dans les chiffres de la statistique criminelle. Dans tous les cas la question n'est pas r'esolue – mais tout le monde est d’accord qu'il est juste de punir un criminel et cela en proportion de son crime. – Chacun est d’accord sur cela.

De quel c^ot'e est donc le lunatic asylum?

«La peine c’est le droit inali'enable du criminel!» – a dit lui-m^eme, le divin Platon.

C’est dommage qu’il a fait lui-m^eme ce calembour – et enfin si c’est le droit du criminel – laissez-lui la facult'e de le r'eclamer – moi je suis de l’avis qu’on peut faire donner des coups de b^aton `a un homme qui en exige lui-m^eme.

Bentham d'efinit le criminel – mauvais calculateur… lorsqu’on fait une faute de calcul on en subit les cons'equences – mais ce n’est pas un droit. Spinosa convient qu’on est quelquefois dans la n'ecessit'e de tuer un homme malfaisant – comme on tue un chien enrag'e. Les penseurs ne sont peut-^etre pas assez divins – mais ils sont plus humains que Platon.

La diff'erence de ces deux points de vue est immense… et les juristes r'epudient avec connaissance de cause l’opinion que le ch^atiment n’est rien qu’une d'efense vindicative de la soci'et'e. Dans la guerre on est beaucoup plus franc – pour tuer un ennemi on ne cherche pas de prouver qu’il a m'erit'e la mort, on ne dit pas m^eme que cela soit juste – on terrasse un adversaire, et voil`a tout.

– Mais avec des notions pareilles il faudra fermer le Palais de Justice.

– Une fois on a d'ej`a chang'e les basiliques en 'eglises; si on les change en 'ecoles maintenant – les portes pourraient rester encore plus ouvertes.

– Mais avec de pareilles notions – il n’y a pas de gouvernement qui pourrait se tenir.

– A cela Owen aurait la facult'e <de r'epondre> `a la mani`ere du premier fr`ere historique: «Qui donc m’a charg'e de la conservation du gouvernement?»

– Il n’en parle pas des gouvernements – c’est vrai. Sous ce rapport c’est un grand diplomate – il 'etait ami avec tous les gouvernements et tous les gouvernants… avec la reine, le pr'esident de Washington, les torys et le tzar.

– Est-ce qu’Owen 'etait moins bien avec les catholiques qu’il n’a 'et'e avec les protestants et autres sectaires?

– Pensez-vous qu’il ait 'et'e r'epublicain?

– Je pense qu’il pr'ef`ere la forme du gouvernement la plus ad'equate, la plus correspondante `a son 'eglise.

– Quelle 'eglise – il n'en a pas.

– Eh bien?

– C’est pourtant impossible pour un Etat de ne pas avoir un gouvernement quelconque.

– Sans doute… m^eme un tr`es mauvais. H'egel raconte qu’une pauvre vieille femme disait – `a ceux qui se plaignaient du mauvais temps: «Mais c’est toujours mieux d’avoir un mauvais temps, que de n’en avoir pas du tout».

– Amusez-vous autant que vous voulez – mais l'Etat p'erira avec le gouvernement.

– Et que cela me fait?

Chapitre IV

L’histoire de la r'evolution nous pr'esente un essai d’un changement radical des bases de la soci'et'e actuelle – par la voie gouvernementale et avec la conservation d’un pouvoir fort.

Les d'ecrets du gouvernement qui allait se former – nous sont rest'es, avec leur pr'eambule –

Egalit'e Libert'e

Bonheur commun

et quelquefois avec l’alternative – ou la Mort!..

Ces d'ecrets comme il fallait s’attendre commencent par le d'ecret de police.

Art. 1. Les individus qui ne font rien pour la patrie ne peuvent exercer aucun droit politique, ce sont des 'etrangers auxquels la r'epublique accorde l’hospitalit'e.

Art. 2. Ne font rien pour la patrie ceux qui ne la servent pas par un travail utile.

Art. 3. La loi consid`ere comme travaux utiles ceux de l’agriculture, de la vie pastorale, de la p^eche et de la navigation,

Ceux des arts m'ecaniques et manuels;

Ceux de la vente en d'etail;

Ceux du transport des hommes et des choses;

Ceux de la guerre;

Ceux de l’enseignement et des sciences.

Art. 4. N'eanmoins les travaux de l’enseignement et des sciences ne seront pas r'eput'es utiles, si ceux qui les exercent ne rapportent pas dans le d'elai de… un certificat de civisme, d'elivr'e dans les formes qui seront r'egl'ees.

Art. 6. L’entr'ee des assembl'ees publiques est interdite aux 'etrangers.

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