Жан-Жак Буазар. Басни. Книги I и II
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L'Alouette et ses Petits
Mere Alouette un jour disoit a ses petits:Nous sommes entoures d'un inonde d'ennemis:Craignons tout de leur force ou de leur perfidie.L'Autour menace notre vie,Et l'Oiseleur en veut a notre liberte.Croyez-moi, mes enfans, pour plus de surete,Demeurez sous le chaume, aupres de votre mere.Si vous quittez votre berceau,Vous trouverez peut-etre… Ainsi que votre pere…Ou la prison, ou le tombeau.Ce discours bien sense fut trouve bien frivole;Les petits etoient grands: Oh! maman devient folle,Elle radote, au moins, et sa morale endort.Elle a pour les dangers des ressources nouvelles.Il faudroit s'enterrer pour eviter la mort;Ce seroit pour ramper que l'on auroit des ailes.Et puis de fendre l'air au gre de leur ardeur;L'un prend un vol errant, l'autre un essor sublime;L'un de l’Autour est la victime,L'autre esclave de l'Oiseleur.Malgre les cris percans de leur mere eperdue,L'un se perd dans les bois, et l'autre dans la nue. VII. Заяц и черепаха [74]
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Логическое продолжение басни Жана де Лафонтена Le Lievre et la Tortue (см. Приложение 7).
Le Lievre et la Tortue
Le Lievre a la Tortue insultoit: ma commere,Lui dit-il, on pretend que vous avez jadis,A la course; sur moi remporte certain prix,Sans alonger beaucoup votre pas ordinaire.Qu'en dites-vous? Vous sentez-vous d'humeurA renouveler la gageure?Mais, croyez-moi, pour hater votre allure,Et ne pas compromettre aujourd'hui votre honneur,Laissez, pour un moment, votre toit en arriere,Votre attirail n'est pas celui d'une courriere.Profitez de l'avis de votre Serviteur;Je vous parle en ami, vous en serez plus leste.Autre part que chez vous ne pouvez-vous giter?Dans tous les environs j'ai des gites de reste,En petite maison je pretends vous traiter…Ce n'est pas comme vous, dolente casaniere,Qui dans un meme trou languillez prisonniere.Mais cette nuit pourtant il vous faut decoucher.Haut le pied: a ton toit tache de t'arracher,Degourdis-toi, vieille sorciere.La Tortue alongeant le cou,Repartit: Vous raillez, voltigeur, mon compere;Si je ne quitte pas mon trou,Aussi ne m'y trouble-t-on guere.Bien different de moi, vous avez cent maisons?Pour deloger souvent vous avez vos raisons,Que je crois toutes assez bonnes…Compere, mon ami, ton sommeil n'est pas pur.Dans tous tes gites tu frissonnes;Je n'en ai qu'un, mais il est sur. VIII. Пауки [75]
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Сравните с образом социалистов у Ф.Ницше ("Так говорил Заратустра: книга для всех и ни для кого", часть II, гл. VI, текст 1 см. Приложение 8).
Les Araignees
L'Araignee, habile ouvriere,Unit a son talent un mechant caractere.Quand on eut decouvert que son fil delieUtilement pour nous pourroit etre employe,On reunit en corps nombre de filandieres.Ces Dames de tout temps ont ete carnacieres;On leur fournit des Moucherons,Des Vermisseaux, des Pucerons;On croit qu'elles vont faire a l'envi des merveilles.Leur unique souci fut de s'entr'egorger;Et tout le fruit qu'on tira de leurs veilles,Ce fut cette lecon, que ne peut negligerLe Monarque, s'il est habile:Les mechans n'ont souvent qu'un talent inutile;N'attendez rien de bon de leur corps reuni,Il faut les disperser pour en tirer parti. IX. Лев и обезьяна [76]
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Продолжение басни Лафонтена Le Lion et le Rat (см. Приложение 9).
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Намёк на Александра Македонского; аналогии с басней Лафонтена «Дань зверей Александру» считаю излишними.
Le Lion et le Singe
Un Roi des animaux, fameux par mille exploits,Ami de la vertu, mais sur – tout de la gloire,Alexandre de nom et d'effet, dit l'histoire,Permit que du plus grand des Rois,Gille – Appelle transmit les traits a la memoire.L'Alexandre des animauxN'inspira point le Peintre, ainsi qu'il est d'usage;Car bien qu'il eut du gout, il croyoit, en Roi sage,Que les artistes, ses vassaux,Quand il s'agissoit d'arts, en avoient davantage.Gille, dans cette occasion,Consulta les sujets, en peintre de genie:Quelle etoit de leur Roi la plus belle action?La plus belle, a leurs yeux, ou la plus applaudie?Tous les avis consideres,Gille representa le Roi donnant la vieAu Rat, qui de son trou sortant a l'etourdie,Se trouvoit, par malheur, sous les ongles sacres.Ce chef – d'oeuvre enchantoit les juges eclaires,Le peuple l'admira; la cour en fut emue.Le Roi ne le fut point; il detourna la vue.Et comme Gille etoit habile observateur,Il comprit, non pasQu'Alexandre Lion jugeoit que pour la gloireOn auroit pu choisir un autre trait d'histoire.Il se remet a l'attelier,Fait un nouveau portrait different du premier:Ici le Roi Lion herissant sa criniere,Au Tigre rugissant fait mordre la poussiere.Le Monarque dourit: J'ignore si c'est moi;Mais a ces traits, dit – il, on reconnoit un Roi. X. Собака и кошка
Le Chien et le Chat
Fidele aboye a tout venant;Ses cris aigus revoltent tout le monde,Et, sans avoir donne le moindre coup de dent,Il est craint par – tout a la ronde.Sous ces bruyans dehors, Fidele cependantCache un bon caeur, une belle ame.Il est tendre pour ses amis:Pres de ses bienfaiteurs il est humble et soumis,Et, sans trahir Monsieur, il fait plaire a Madame.Minette, d'un ton doux, miaule aux pieds des gens;Elle roule des yeuxMais brillans d'une douce flamme.Pres de vous doucement elle vient se frotter:Sa peau doucette a la flatterSemble meme vous inviter.Fiez-vous-y; la bete sceleratePlus vite que l'eclair vous lache un coup de patte. XI. Петушок и устрица
Le Cochet et l'Huitre
Un Cochet s'emancipant,Sur les bords de la mer alla chercher fortune.De l’Empire de NeptuneIl aborde maint habitant;A mille oiseaux divers il conte en un instantSes aventures sans pareilles,Et de la basse – cour leur prone les merveilles.Il appercoit une Huitre ouverte et humant l'air;Oh oh!.. quel etre es-tu, lui dit – il? Es-tu chairOu poisson? Mort ou vif? Ta figure est jolie;Mais, si tu ne dis mot, j'ignore ton genie:Ce silence, a vrai dire, est un peu bien suspectJe ne sais qu'un secret pour connoitre ma bete…Deja pour percer l'Huitre il avancoit la tete;Mais l'Huitre se resserre, lui ferme le bec.Ceci n'est point fiction toute pure;De tel qui lit ces vers j'ai conte l'aventure. Поделиться с друзьями: