Жан-Жак Буазар. Басни. Книги I и II
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XII. Силки
Les Gluaux
L'Aquilon, des oiseaux avoit jure la perte;De neige et de glacons la terre etoit couverte.Le plus libertin des Moineaux,Mourant de froid et de misere,A ses tristes amours alors ne songeoit guere.L'homme prit ce moment pour tendre ses Gluaux,Non sans repandre autour une amorce perfide,Ou vient fondre aussi-tot maint Oisillon avide.Dieu fait quelle chere on fit laBien est-il vrai qu'on s'empetraDans la Glu, mais on s'en tira;Le traitre accourut'vite, et chacun s'envola.Un seul demeura pris, tout le reste en fut quittePour quelque plume, et fe moquaDe qui fit les frais du gala.A ses depens on s'egaya,Quand on fut de retour au gite.Un d'eux lui dit, au nom du troupeau parasite:O toi, dont les bienfaits ne sont que des appats,Tu n'as fait qu'une dupe, et tu fais mille ingrats! XIII. Шелкопряд и земляной червь
Le Ver a soie et le Ver de terre
Il fend l'air, cet heureux reptile!Il etoit mon egal; le voila volatile.Je l'ai vu tisserand, ce nouvel oisillon,Qui s'eleve aujourd'hui d'une aile triomphante!..Il deploie au Soleil sa robe etincelante:Il fut un Ver obscur ce brillant Papillon!Ainsi le Ver de terre, a la douleur en proie,De son voisin le Ver a soieContemploit les destins nouveaux.Est – ce a toi d'envier le prix de mes travaux,Reprit l'insecte aile? Je me souviens sans cesseQu'a meriter mon fort j'ai passe ma jeunesse;Tandis que dans la fange enfonce sans pudeurDans un honteux loisir tu mettois ton bonheur;Je sais qu'a reparer le tort de ma naissanceJ'employois mes premiers momens;Par d'utiles sueurs j'epurois ma substance:Je jouis dans l'ete des peines du printems.Si je ne dois qu'a moi mes dignites nouvelles,Crois-tu par la me ravalerApprends qu'il est doux de voler,Et qu'il est glorieux d'avoir forme ses ailes. XIV. Полевка и водяная крыса [78]
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Есть параллели с басней Жана де Лафонтена «Крыса и лягушка» (см. Приложение 10).
Le Rat des champs et le Rat d'eau
Un Jour le Rat des champs appercut le Rat d'eauQui prenoit ses ebats sur le bord d'un ruisseau:Mon cousin, lui dit-il, la rencontre est heureuse,Et je ne sais pourquoi j'ai reve d'eau bourbeuse:Nous devons etre amis, nos deux noms n'en font qu'un;Nos branches, comme on sait, sortent d'un tronc commun:Les marais a la tienne echurent en partage,Et la mienne des champs m'a transmis l'heritage.Viens m'y voir; a cent pas j'habite un mien chateau,Dont je fus l'architecte, et qu'on trouve assez beau.Ne puis-je cependant connoitre ta demeure?Je veux t'y visiter; et ce sera sur l'heure.Je suis, je l'avouerai, fort curieux de voir,Voir un peu comme est fait ton humide manoir.Trop d'honneur, repondit l'animal amphibie;Mais il faudra nager… Je n'appris de ma vie;Mais donne-moi l'exemple, et je t'imiterai.Mon maitre, en debutant, je vous surpasserai.Soit. Et voila d'abord mes deux Rats fendant l'onde;Mais l'hote des guerets la trouva si profonde,Qu'a son maitre bien-tot l'apprentif eut recours.Il avoit grand besoin qu'on vint a son secours,Avalant coup fur coup mainte et mainte rasade,Quand il revint au bord, grace a son camarade;Renoncant pour toujours au metier de plongeur,Et meme a tout metier, qu'il ne le sur par caur.Cousin, dit le Rat d'eau, la riviere est fangeuse,Et ce n'est pas pour rien qu'on reve d'eau bourbeuse?Remettons la partie; allons voir ton chateau;Nous irons doucement, pour secher notre peau.J'entreprends avec peine un long pelerinage; Конец ознакомительного фрагмента.
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