Французский с любовью. Тристан и Изольда / Le roman de Tristan et Iseut
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Au nom d’Iseut, Tristan soupira et songea que, ni par ruse, ni par prouesse, il ne r'eussirait `a revoir son amie : car le roi Marc le tuerait… « Mais qu’importe qu’il me tue ? Iseut, ne dois-je pas mourir pour l’amour de vous ? Et que fais-je chaque jour, sinon mourir ? Mais vous pourtant, Iseut, si vous me saviez ici, daigneriez-vous seulement parler `a votre ami ? Ne me feriez-vous pas chasser par vos sergents ? Oui, je veux tenter une ruse… Je me d'eguiserai comme un fou, et cette folie sera grande sagesse. Tel me tiendra pour assoti [62] qui sera moins sage que moi, tel me croira fou qui aura plus fou dans sa maison ».
62
assoti – одержимый страстью
Un p^echeur s’en venait, v^etu d’une gonelle de bure velue, `a grand chaperon. Tristan le voit, lui fait un signe, le prend `a l’'ecart : « Ami, veux-tu troquer tes draps contre les miens ? Donne-moi ta cotte, qui me pla^it fort ». Le p^echeur regarda les v^etements de Tristan, les trouva meilleurs que les siens, les prit aussit^ot et s’en alla bien vite, heureux de l’'echange. Alors Tristan tondit sa belle chevelure blonde, au ras de la t^ete [63] , en y dessinant une croix. Il enduisit sa face d’une liqueur faite d’une herbe magique apport'ee de son pays, et aussit^ot sa couleur et l’aspect de son visage mu`erent si 'etrangement que nul homme au monde n’aurait pu le reconna^itre. Il arracha d’une haie une pousse de ch^ataignier, s’en fit une massue, et la pendit `a son cou ; les pieds nus, il marcha droit vers le ch^ateau.
63
au ras de – наголо
Le portier crut qu’assur'ement il 'etait fou, et lui dit : « Approchez ; o`u donc ^etes-vous rest'e si longtemps ? » Tristan contrefit sa voix et r'epondit : « Aux noces de l’abb'e du Mont, qui est de mes amis. Il a 'epous'e une abbesse, une grosse dame voil'ee. De Besancon jusqu’au Mont, tous les pr^etres, abb'es, moines et clercs ordonn'es ont 'et'e mand'es `a ces 'epousailles : et tous sur la lande, portant b^atons et crosses, sautent, jouent et dansent `a l’ombre des grands arbres. Mais je les ai quitt'es pour venir ici : car je dois aujourd’hui servir `a la table du roi ». Le portier lui dit : « Entrez donc seigneur, fils d’Urgan le Velu ; vous ^etes grand et velu comme lui, et vous ressemblez assez `a votre p`ere ».
Quand il entra dans le bourg, jouant de sa massue, valets et 'ecuyers s’amass`erent sur son passage, le pourchassant comme un loup : « Voyez le fol ! hu ! hu ! et hu! » Ils lui lancent des pierres, l’assaillent de leurs b^atons ; mais il leur tient t^ete en gambadant et se laisse faire : si on l’attaque `a sa gauche, il se retourne et frappe `a sa droite.
Au milieu des rires et des hu'ees, tra^inant apr`es lui la foule ameut'ee, il parvint au seuil de la porte o`u, sous le dais, aux c^ot'es de la reine, le roi Marc 'etait assis. Il approcha de la porte, pendit la massue `a son cou et entra. Le roi le vit, et dit : « Voil`a un bon compagnon ; faites-le approcher ». On l’am`ene, la massue au cou : « Ami, soyez le bienvenu ! » Tristan r'epondit, de sa voix 'etrangement contrefaite : « Sire, bon et noble entre tous les rois, je le savais, qu’`a votre vue mon coeur se fondrait de tendresse. Dieu vous prot`ege, beau sire ! – Ami, qu’^etes-vous venu qu'erir c'eans ? – Iseut, que j’ai tant aim'ee. J’ai une soeur que je vous am`ene, la tr`es belle Brunehaut. La reine vous ennuie, essayez de celle-ci : faisons l’'echange, je vous donne ma soeur, baillez-moi Iseut, je la prendrai et vous servirai par amour ». Le roi s’en rit et dit au fou : « Si je te donne la reine, qu’en voudras-tu faire ? O`u l’emm`eneras-tu ? – L`a-haut, entre le ciel et la nue, dans ma belle maison de verre. Le soleil la traverse de ses rayons, les vents ne peuvent l’'ebranler ; j’y porterai la reine en une chambre de cristal, toute fleurie de roses, toute lumineuse au matin quand le soleil la frappe ».
Le roi et ses barons se dirent entre eux : « Voil`a un bon fou, habile en paroles ! » Il s’'etait assis sur un tapis et regardait tendrement Iseut. « Ami, lui dit Marc, d’o`u te vient l’espoir que ma dame prendra garde `a un fou hideux comme toi ? – Sire, j’y ai bien droit ; j’ai accompli pour elle maint travail, et c’est par elle que je suis devenu fou. – Qui donc es-tu ? – Je suis Tristan, celui qui a tant aim'e la reine, et qui l’aimera jusqu’`a la mort ».
`A ce nom, Iseut soupira, changea de couleur, et courrouc'ee lui dit : « Va-t’en ! Qui t’a fait entrer c'eans ? Va-t’en, mauvais fou ! Le fou remarqua sa col`ere et dit : « Reine Iseut, ne vous souvient-il pas du jour o`u, navr'e par l’'ep'ee empoisonn'ee du Morholt, emportant ma harpe sur la mer, j’ai 'et'e pouss'e vers vos rivages ? Vous m’avez gu'eri. Ne vous en souvient-il plus, reine ? » Iseut r'epondit : « Va-t’en d’ici, fou, ni tes jeux ne me plaisent, ni toi ». Aussit^ot le fou se retourna vers les barons, les chassa vers la porte en criant : « Folles gens, hors d’ici ! Laissez-moi seul tenir conseil avec Iseut ; car je suis venu c'eans pour l’aimer ».
Le roi s’en rit, Iseut rougit : « Sire, chassez ce fou! » Mais le fou reprit de sa voix 'etrange : « Reine Iseut, ne vous souvient-il pas du grand dragon que j’ai occis en votre terre ? J’ai cach'e sa langue dans ma chausse, et, tout br^ul'e par son venin, je suis tomb'e pr`es du mar'ecage. J’'etais alors un merveilleux chevalier!… Et j’attendais la mort, quand vous m’avez secouru ». Iseut r'epond : « Tais-toi, tu fais injure aux chevaliers, car tu n’es qu’un fou de naissance. Maudits soient les mariniers qui t’apport`erent ici, au lieu de te jeter dans la mer ! » Le fou 'eclata de rire et poursuivit : « Reine Iseut, ne vous souvient-il pas du bain o`u vous vouliez me tuer de mon 'ep'ee ? Et du conte du cheveu d’or qui vous apaisa ? Et comment je vous ai d'efendue contre le s'en'echal couard ? – Taisez-vous, m'echant conteur ! Pourquoi venez-vous ici d'ebiter vos songeries ? Vous 'etiez ivre hier soir, sans doute, et l’ivresse vous a donn'e ces r^eves. – C’est vrai, je suis ivre, et de telle boisson que jamais cette ivresse ne se dissipera. Reine Iseut, ne vous souvient-il pas de ce jour si beau, si chaud sur la haute mer ? Vous aviez soif, ne vous en souvient-il pas, fille de roi ? Nous b^umes tous deux au m^eme hanap. Depuis, j’ai toujours 'et'e ivre et d’une mauvaise ivresse… ».
Quand Iseut entendit ces paroles qu’elle seule pouvait comprendre, elle se cacha la t^ete dans son manteau, se leva et voulut s’en aller. Mais le roi la retint par sa chape d’hermine et la fit rasseoir `a ses c^ot'es : « Attendez un peu, Iseut amie, que nous entendions ces folies jusqu’au bout. Fou, quel m'etier sais-tu faire ? – J’ai servi des rois et des comtes. – En v'erit'e, sais-tu chasser aux chiens ? aux oiseaux ? – Certes, quand il me pla^it de chasser en for^et, je sais prendre, avec mes l'evriers, les grues qui volent dans les nu'ees ; avec mes limiers, les cygnes, les oies bises ou blanches, les pigeons sauvages ; avec mon arc, les plongeons et les butors ! »
Tous s’en rirent bonnement, et le roi demanda : « Et que prends-tu, fr`ere, quand tu chasses au gibier de rivi`ere ? – Je prends tout ce que je trouve ; avec mes autours, les loups des bois et les grands ours ; avec mes gerfauts, les sangliers ; avec mes faucons, les chevreuils et les daims ; les renards, avec mes 'eperviers ; les li`evres, avec mes 'emerillons. Et quand je rentre chez qui m’h'eberge, je sais bien jouer de la massue, partager les tisons entre les 'ecuyers, accorder ma harpe et chanter en musique, et aimer les reines, et jeter par les ruisseaux des copeaux bien taill'es. En v'erit'e ne suis-je pas bon m'enestrel ? Aujourd’hui, vous avez vu comme je sais m’escrimer du b^aton. » Et il frappe de sa massue autour de lui. « Allez-vous en d’ici, crie-t-il, seigneurs cornouaillais ! Pourquoi rester encore ? N’avez-vous pas d'ej`a mang'e ? N’^etes-vous pas repus ? » Le roi, s’'etant diverti du fou, demanda son destrier et ses faucons et emmena en chasse chevaliers et 'ecuyers. « Sire, lui dit Iseut, je me sens lasse et dolente. Permettez que j’aille reposer dans ma chambre ; je ne puis 'ecouter plus longtemps ces folies ».
Elle se retira toute pensive en sa chambre, s’assit sur son lit et mena grand deuil : « Ch'etive ! pourquoi suis-je n'ee ? J’ai le coeur lourd et marri. Brangien, ch`ere soeur, ma vie est si ^apre et si dure que mieux me vaudrait la mort ! Il y a l`a un fou, tondu en croix, venu c'eans `a la male heure : ce fou, ce jongleur est enchanteur ou devin, car il sait de point en point mon ^etre et ma vie ; il sait des choses que nul ne sait hormis vous, moi et Tristan ; il les sait, le truand, par enchantement et sortil`ege ». Brangien r'epondit : « Ne serait-ce pas Tristan lui-m^eme ? – Non, car Tristan est beau et le meilleur des chevaliers ; mais cet homme est hideux et contrefait. Maudit soit-il de Dieu ! Maudite soit l’heure o`u il est n'e, et maudite la nef qui l’apporta, au lieu de le noyer l`a dehors, sous les vagues profondes ! – Apaisez-vous, dame, dit Brangien. Vous savez trop bien, aujourd’hui, maudire et excommunier. O`u donc avez-vous appris tel m'etier ? Mais peut-^etre cet homme serait-il le messager de Tristan ? – Je ne crois pas, je ne l’ai pas reconnu. Mais allez le trouver, belle amie, parlez-lui, voyez si vous le reconna^itrez ». Brangien s’en fut vers la salle o`u le fou, assis sur un banc, 'etait seul rest'e. Tristan la reconnut, laissa tomber sa massue et lui dit : « Brangien, franche Brangien, je vous conjure par Dieu, ayez piti'e de moi ! – Vilain fou, quel diable vous a enseign'e mon nom ? – Belle, d`es longtemps je l’ai appris ! Par mon chef, qui nagu`ere fut blond, si la raison s’est enfuie de cette t^ete, c’est vous, belle, qui en ^etes cause. N’est-ce pas vous qui deviez garder le breuvage que je bus sur la haute mer ? J’en bus `a la grande chaleur, dans un hanap d’argent, et je le tendis `a Iseut. Vous seule l’avez su, belle ; ne vous en souvient-il plus ? – Non ! » r'epondit Brangien, et, toute troubl'ee, elle se rejeta vers la chambre d’Iseut ; mais le fou se pr'ecipita derri`ere elle, criant : « Piti'e ! » Il entre, il voit Iseut, s’'elance vers elle, les bras tendus, veut la serrer sur sa poitrine ; mais, honteuse, mouill'ee d’une sueur d’angoisse, elle se rejette en arri`ere, l’esquive, et, voyant qu’elle 'evite son approche, Tristan tremble de vergogne et de col`ere, se recule vers la paroi, pr`es de la porte ; et de sa voix toujours contrefaite : « Certes, dit-il, j’ai v'ecu trop longtemps, puisque j’ai vu le jour o`u Iseut me repousse, ne daigne m’aimer, me tient pour vil ! Ah ! Iseut, qui bien aime, tard oublie ! Iseut, c’est une chose belle et pr'ecieuse qu’une source abondante qui s’'epanche et court `a flots larges et clairs : le jour o`u elle se dess`eche, elle ne vaut plus rien : tel un amour qui tarit ». Iseut r'epondit : « Fr`ere, je vous regarde, je doute, je tremble, je ne sais, je ne reconnais pas Tristan. – Reine Iseut, je suis Tristan, celui qui vous a tant aim'ee. Ne vous souvient-il pas du nain qui sema la farine entre nos lits ? et du bond que je fis et du sang qui coula de ma blessure ? Et du pr'esent que je vous adressai, le chien Petit-Cr^u au grelot magique ? Ne vous souvient-il pas des morceaux de bois bien taill'es que je jetais au ruisseau ? » Iseut le regarde, soupire, ne sait que dire et que croire, voit bien qu’il sait toutes choses, mais ce serait folie d’avouer qu’il est Tristan ; et Tristan lui dit : « Dame reine, je sais bien que vous vous ^etes retir'ee de moi et je vous accuse de trahison. J’ai connu, pourtant, belle, des jours o`u vous m’aimiez d’amour. C’'etait dans la for^et profonde, sous la loge de feuillage. Vous souvient-il encore du jour o`u je vous donnai mon bon chien Husdent ? Ah ! celui-l`a m’a toujours aim'e, et pour moi il quitterait Iseut la Blonde. O`u est-il ? Qu’en avez-vous fait ? Lui, du moins, il me reconna^itrait. – Il vous reconna^itrait ? Vous dites folie ; car, depuis que Tristan est parti, il reste l`a-bas, couch'e dans sa niche, et s’'elance contre tout homme qui s’approche de lui. Brangien, amenez-le moi ». Brangien l’am`ene. « Viens c`a, Husdent, dit Tristan ; tu 'etais `a moi, je te reprends ». Quand Husdent entend sa voix, il fait voler sa laisse des mains de Brangien, court `a son ma^itre, se roule `a ses pieds, l`eche ses mains, aboie de joie. « Husdent, s’'ecrie le fou, b'enie soit, Husdent, la peine que j’ai mise `a te nourrir ! Tu m’as fait meilleur accueil que celle que j’aimais tant. Elle ne veut pas me reconna^itre : reconna^itra-t-elle seulement cet anneau qu’elle me donna jadis, avec des pleurs et des baisers, au jour de la s'eparation ? Ce petit anneau de jaspe ne m’a gu`ere quitt'e : souvent je lui ai demand'e conseil dans mes tourments, souvent j’ai mouill'e ce jaspe vert de mes larmes chaudes ».
Iseut a vu l’anneau. Elle ouvre ses bras tout grands : « Me voici ! Prends-moi, Tristan ! » Alors Tristan cessa de contrefaire sa voix : « Amie, comment m’as-tu si longtemps pu m'econna^itre, plus longtemps que ce chien ? Qu’importe cet anneau ? Ne sens-tu pas qu’il m’aurait 'et'e plus doux d’^etre reconnu au seul rappel de nos amours pass'ees ? Qu’importe le son de ma voix ? C’est le son de mon coeur que tu devais entendre. – Ami, dit Iseut, peut-^etre l’ai-je entendu plus t^ot que tu ne penses ; mais nous sommes envelopp'es de ruses : devais-je comme ce chien suivre mon d'esir, au risque de te faire prendre et tuer sous mes yeux ? Je me gardais et je te gardais. Ni le rappel de ta vie pass'ee, ni le son de ta voix, ni cet anneau m^eme ne me prouvent rien, car ce peuvent ^etre les jeux m'echants d’un enchanteur. Je me rends pourtant, `a la vue de l’anneau : n’ai-je pas jur'e que, sit^ot que je le reverrais, duss'e-je me perdre, je ferais toujours ce que tu me manderais, que ce f^ut sagesse ou folie ? Sagesse ou folie, me voici ; prends-moi, Tristan ! »
Elle tomba p^am'ee sur la poitrine de son ami. Quand elle revint `a elle, Tristan la tenait embrass'ee et baisait ses yeux et sa face. Il entre avec elle sous la courtine. Entre ses bras il tient la reine. Pour s’amuser du fou, les valets l’h'eberg`erent sous les degr'es de la salle, comme un chien dans un chenil. Il endurait doucement leurs railleries et leurs coups, car parfois, reprenant sa forme et sa beaut'e, il passait de son taudis `a la chambre de la reine. Mais, apr`es quelques jours 'ecoul'es, deux chambri`eres soupconn`erent la fraude ; elles avertirent Andret, qui aposta devant les chambres des femmes trois espions bien arm'es. Quand Tristan voulut franchir la porte : « Arri`ere, fou, cri`erent-ils, retourne te coucher sur ta botte de paille ! – Eh quoi, beaux seigneurs, dit le fou, ne faut-il pas que j’aille ce soir embrasser la reine ? Ne savez-vous pas qu’elle m’aime et qu’elle m’attend ? » Tristan brandit sa massue ; ils eurent peur et le laiss`erent entrer. Il prit Iseut entre ses bras : « Amie, il me faut fuir d'ej`a, car bient^ot je serais d'ecouvert. Il me faut fuir et jamais sans doute je ne reviendrai. Ma mort est prochaine : loin de vous, je mourrai de mon d'esir. – Ami, ferme tes bras et accole-moi si 'etroitement que, dans cet embrassement, nos deux coeurs se rompent et nos ^ames s’en aillent ! Emm`ene-moi au pays fortun'e dont tu parlais jadis : au pays dont nul ne retourne, o`u des musiciens insignes chantent des chants sans fin. Emm`ene-moi ! – Oui, je t’emm`enerai au pays fortun'e des Vivants. Le temps approche ; n’avons-nous pas bu d'ej`a toute mis`ere et toute joie ? Le temps approche ; quand il sera tout accompli, si je t’appelle, Iseut, viendras-tu ? – Ami, appelle-moi ! Tu le sais, que je viendrai ! – Amie ! Que Dieu t’en r'ecompense! » Lorsqu’il franchit le seuil, les espions se jet`erent contre lui. Mais le fou 'eclata de rire, fit tourner sa massue, et dit : « Vous me chassez, beaux seigneurs ; `a quoi bon ? Je n’ai plus que faire c'eans, puisque ma dame m’envoie au loin pr'eparer la maison claire que je lui ai promise, la maison de cristal, fleurie de roses, lumineuse au matin quand reluit le soleil ! – Va-t’en donc, fou, `a la male heure ! » Les valets s’'ecart`erent, et le fou, sans se h^ater, s’en fut en dansant.